Qui suis-je?

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Culcul-la-Praline qui es-tu?

Je suis une femme vivante qui chemine dans le bouillonnement de la trentaine. Certains diraient que j’ai la bougeotte, voire que je suis nomade… Il est vrai qu’après avoir fait un petit tour de France et d’Europe me voici (enfin) installée à la campagne. Au vert et au calme j’essaie de relever le défi quotidien de vivre en pleine conscience et quand je le peux au jour le jour.

La couture et le tricot sont mes principaux moyens d’expression. Mais dans la vraie vie créer m’aide à me recentrer et cela me permet d’explorer et d’expérimenter un tas de matériaux différents.

Avant tout j’aime le partage et la bonne humeur. Alors je fais le maximum pour que ces sessions couture ou tricot puissent se faire à plusieurs et dans une ambiance détendue et bienveillante. Je co-anime des ateliers couture pour adultes et enfants/adolescents et je participe activement à des rencontres tricot-papotage dans un café près de chez moi (ambiance assurée!).

Je fais le clown aussi avec une troupe près d’Angoulême et ces rencontres m’inspirent profondément dans ma vie quotidienne.

Depuis quand fais-tu de la couture/tricotes-tu?

Grâce à ma grand-mère maternelle qui était modiste à Paris j’ai commencé la couture vers l’âge de 9 ans. J’adorais fouiner dans les étoffes et sa boîte de couturière. Elle m’a appris tellement de choses que je ne saurais les énumérer ici. D’elle j’ai hérité de son affreuse manie de tout garder en vue d’un recyclage compulsif et de sa magnifique machine à coudre Singer (série Plume 1953, noir et or) qui fonctionne toujours aussi bien (un bonheur!).

Pour ce qui est du tricot c’est une histoire qui commence chez ma grand-mère paternelle dans le sud de la France. Elle tricotait pour des œuvres caritatives et malgré les couleurs pastelles (genre le jaune-pâle-douteux et le rose-pâle-moche…) j’aimais bien voir ces bouts de fil se transformer en gilet/pull et autres chaussons tout mignons. La « fièvre des aiguilles » (The needle fever!) m’a pris beaucoup plus tard. Depuis j’ai toujours deux ouvrages en cours.

Il faut dire que je suis née dans une famille d’artistes. Ma mère, styliste textile, et mon père, peintre, m’ont apporté cette intuition particulière avec les matières et les couleurs. Mon caractère inventif et sensible à fait le reste…

Avec quoi travailles-tu?

J’ai plusieurs machines à la maison (8 en tout), toutes ne sont pas en état, mais mes compagnes de tous les jours sont une Pfaff hobby 1142, la Singer « Plume », une surjeteuse Elna 664 et depuis peu une recouvreuse (que je n’ai pas encore totalement domptée!)

Pour le tricot comme pour la couture je préfère sélectionner des matières nobles et de bonne qualité ; le résultat n’en est que plus gratifiant. Les matières naturelles me font plus particulièrement vibrer. J’ai établi plusieurs partenariats avec des éleveurs français (pour la laine) et mes fournisseurs de tissus sont européens et certifiés GOT (Global Organic Textile) c’est-à-dire Bio et Oekotex.

Pourquoi ce nom « Culcul-la-praline »?

Ah c’est une belle histoire! A l’âge de 8 ans ma mère m’a offert un livre intitulé Culcul la praline de Susie Morgenstern. Une petite fille un peu hors norme qui s’habille de manière extravagante. Ses parents sont inquiets que cette différence ne soit pas bien perçue, à l’école notamment. C’est le chemin vers l’acceptation de la différence. Je me suis totalement identifié à ce personnage et c’était je crois pour ma mère une manière de me dire qu’elle m’acceptait et m’aimait comme j’étais. Il faut dire qu’à cette époque là je pouvais tout aussi bien me déguiser avec un tutu de danseuse qu’avec des sacs en plastique. Aussi, mes frasques vestimentaires s’accompagnaient de bleus aux genoux et de cabrioles souvent incontrôlables…

Quand j’ai décidé de déposer mon nom de marque à l’INPI en 2012 j’ai très spontanément pensé à ce nom là. Il m’évoque cette déclaration d’amour maternelle et aussi quelque chose de sucrée, ludique et décalé.

Quel serait ton adage en matière de création?

« Un jour après l’autre. » Ces quelques mots qui n’ont l’air de rien agissent comme un mantra. Ils m’ont réconfortée lors de moments difficiles et je les garde vivants pour m’ancrer dans le présent. Créer me permet d’être dans l’ici et le maintenant. C’est comme cela que mes créations sont faites avec plaisir et sensibilité.cropped-praline3-1.jpg